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 Les courants de la sociologie

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fanfanlatulipe



Nombre de messages : 2
Date d'inscription : 10/11/2006

MessageSujet: Les courants de la sociologie   Sam 11 Nov - 21:43

Les grands courants de la sociologie

I-Le structuralisme
Le structuralisme tire son origine du Cours de linguistique générale (1916) de Ferdinand de SAUSSURE qui envisage d’étudier la langue comme un système dans lequel chacun des éléments n’est définissable que par les relations d’équivalence ou d’opposition qu’il entretient avec les autres. Cet ensemble de relations forment la structure.
Dans les années 1950, les analyses de LEVI-STRAUSS des systèmes de parenté permettent de penser que l’homme, envisagé comme un être pensant, être social, être communiquant avec ses semblables, va pouvoir enfin être un objet de science. Ainsi, pour LEVI-STRAUSS, la structure possède une organisation logique mais implicite, un fondement objectif en deçà de la conscience et de la pensée (structure inconsciente). Par conséquent, le structuralisme vise à mettre en évidence ces structures inconscientes.
Toutefois, l’analyse structuraliste tend à laisser de coté l’histoire de l’homme et à vider l’action humaine de son individualité.
La théorie structuraliste : Pour les structuralistes, les processus sociaux sont issues de structures fondamentales qui demeurent le plus souvent inconscientes. Ainsi, l’organisation sociale génère certaines pratiques et certaines croyances propres aux individus qui en dépendent.
LEVI-STRAUSS , se penchant sur les relations de parenté au sein des sociétés dites "primitives", il entreprit de montrer que celles-ci sont régies par des lois d’association et de dissociation comparables à celles régissant les rapports entre les sons au sein d’une langue.
Par exemple, les structures élémentaires de la parenté ont pour fonction de déterminer quels conjoints sont interdits et de prescrire la catégorie d’individus à épouser selon les trois types de relations de parenté toujours données dans la société humaine: consanguinité, alliance, filiation; cela fait ainsi apparaître la signification profonde de la prohibition de l’inceste comme condition primordiale de l’échange (travaux liés à la psychanalyse freudienne: interdiction de l’inceste, et à celle de JUNG: archétype de la trinité). En renonçant à la consanguinité, l’homme s’astreint à pratiquer des échanges (dont la femme est le plus important) avec autrui.
Ainsi, pour les structuralistes, les types d’arrangements matrimoniaux fixent les limites entre lesquelles jouent les choses individuelles, les considérations sociales et économiques inconscientes (Ils fixent la limite de tous les échanges).
Pierre BOURDIEU invente la notion d’habitus, qui correspond à une capacité acquise socialement par un individu et qui lui permet d’avoir la réaction immédiate et appropriée à un environnement. Ainsi, lorsque l’habitus est acquis, tout semble naturel à un individu ce qui lui permet d’effectuer les choix correctes, c’est-à-dire ceux conformes à son ethos (la culture de son groupe). L’habitus s’apparente à une partie de la structure sociale, inconsciente à l’individu et déterminé par les échanges entre les individus.

II-L’idée de sociologie phénoménologique
Pour husserl, il s'agit d'un projet de connaissance, par réduction descriptive, des structures universelles par lesquelles les phénomènes sont donnés à la conscience , comprendre c'est de l'interieur , saisir une signification.
« Nous appelons sociologie une science qui se propose de comprendre par interprétation l'action sociale et par là d'expliquer causalement son déroulement et ses effets.»
Telle est la définition de la sociologie que Weber propose dans les premières pages d'Economie et société. Par cette définition, il fait de la sociologie une science de l'action sociale, en opposition à l'approche holiste de Durkheim, pour qui la sociologie est science des faits sociaux.
Le holisme ( objectiviste ), issu d'Emile Durkheim, consiste à expliquer des faits sociaux par d’autres faits sociaux. La société exerce une contrainte (pouvoir de coercition) sur l’individu qui doit intérioriser (ou « naturaliser ») les principales règles et les respecter. Les comportements individuels sont donc socialement déterminés.
A la base de l’idée de sociologie phénoménologique , selon les thèses de Max Weber, la « signification subjective » que revêt l’action pour son auteur doit faire l’objet d’un acte interprétatif.
C’est de là que vient l’expression sociologie compréhensive : l’explication ne doit pas seulement être causale, elle doit aussi comporter une compréhension, un acte d’interprétation.
La sociologie doit donc être compréhensive, en ce qu'elle doit rechercher le sens, les motifs, des comportements humains, puisque ceux-ci sont constitutifs des actions dont il s'agit de rendre compte.

III-L'idée d'individualisme méthodologique.
La sociologie bourdieusienne insistent sur le fait que l'individu est le produit des structures sociales et qu'il n'est donc pas nécessaire d'intégrer la dimension proprement individuelle dans la théorie (les intentions et les objectifs d'action des individus sont grosso modo déductibles de la place qu'ils occupent dans la société).
En revanche, l'école boudonnienne de sociologie ne voit dans les faits et les processus sociaux que l'addition de conduites et de représentations individuelles en interaction. L'individualisme méthodologique donne de meilleurs outils pour penser le changement;
Pour Boudon, l'individu est « l'atome logique de l'analyse » car il constitue, à ses yeux, l'élément premier de tout phénomène social. Comprendre le social, c'est, dans cette perspective, analyser les rationalités des individus, puis saisir leurs « effets de composition », c'est-à-dire la façon dont l'ensemble des actions individuelles s'agrègent pour créer un phénomène social
Le holisme quant à lui, fournit de meilleurs outils pour expliquer l'inertie sociale, par exemple la persistance de la sur-représentation de l'échec scolaire dans les classes populaires.
L'individualisme méthodologique est notamment au centre de l'analyse stratégique en sociologie des organisations, approche développée notamment par Michel Crozier et qui vise à comprendre les stratégies réelles mises en place par les acteurs au sein des organisations, au travers notamment de la formation de relations et de jeux de pouvoirs.
Pour Alain Touraine , on ne peut pas comprendre l'acteur par la société à laquelle il appartient , mais qu'il faut , au contraire partir , des acteurs et des conflits qui les opposent pour comprendre comment se produit la société et comment se produisent les catégories de la pratique. Il s'agit desormais de comprendre quel sens les acteurs sociaux donnent à leur pratique, comment naissent les processus conflictuels par lesquels se créent de nouvelles valeurs culturelles contre l'ordre établi, non pas seulement les mécanismes de reproduction sociales que l'approche structuraliste avait seulement valorisés.
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