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 L ADOLESCENT

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martine



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Localisation: puy de dôme
Date d'inscription: 27/09/2006

MessageSujet: L ADOLESCENT   Jeu 28 Sep - 8:22

L’ADOLESCENCE :

L’adolescence est une période de turbulence où apparaissent des transformations physiques, biologiques, psychologiques avec une grande variété selon les individus.

On découpe l’adolescence en deux grandes périodes :
- la préadolescence : 12-13 ans
- l’adolescence : 13-16 ans.

On parle même de post-adolescence.

La puberté regroupe les transformations physiques dû à la biologie mais aussi à l’effet excitateur du milieu.

M. Mead, un anthropologue, a étudié les populations du pacifique et a vu que l’adolescence dans les sociétés primitives n’existait pas.

Les transformations physiques :

L’hypothalamus (partie du cerveau qui est aussi le siège de l’expression émotionnelle) semble impliquée dans ces transformations.
Le corps se transforme brutalement. Cela peut aller pour la taille à 10 cm par an.

Chez la fille :
- élargissement du bassin
- seins
- premières règles
- pilosité

Chez le garçon :
- élargissement des épaules
- développement musculaire
- mue de la vois
- premières éjaculations
- pilosité

Il y a aussi une fort poussée d’hormones sexuelles.

Dans la préadolescence :

Le premier signe : un comportement antifamilial mais pas antisocial car il y a une formation des bandes, des groupes,…

Le préadolescent va prendre distance avec tout ce qui lui rappelle on enfance. Il a besoin de trouver sa propre identité. Parfois, il va s’inventer un roman familial et va avoir des doutes : si ses parents sont biens les siens, s’il n’a pas été adopté, …

Le second signe : le retrait sur soi ; il est retissent à raconter des choses à ses parents.

Le préadolescent fait preuve de mélancolie car il se défend du complexe d’Œdipe qui lui revient. Cela peut donner des conduites d’inhibition (empêcher le plaisir) ce qui donne des préadolescent trop sages, trop effacés.



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Le préadolescent a aussi un sentiment d’étrangeté voir de panique devant sa propre image. Cela donne des perturbations plus ou moins durables. Durant cette période, le regard des autres a une très grande importance.

Le développement ne se fait pas toujours de manière très harmonieuse dans un groupe. Il y a donc risque de mise à l’écart.

L’adolescent prend conscience qu’il doit faire ses adieux à l’enfance. Il doit abandonner les objets infantiles. Il est tiraillé entre la façon dont il se sent évoluer et ses propres désirs. De plus, il y a une pression sociale : « tu n’es plus un enfant, ne fait pas ça. ».

A cet âge, la réponse des parents est très importante. Cette réponse doit être ambiguë car les parents doivent montrer qu’ils sont heureux que leur enfant change tout en le protégeant ; l’équilibre n’est pas facile pour les parents.

L’adolescent va mettre en place un mécanisme de défense pour éviter d’être bouleversé par toutes ces transformations.
L’intellectualisation : c’est quand l’adolescent se réfugie dans des grande théories sur le monde.

L’ascétisme c’est quand l’adolescent se prive de tout (alimentation, sexualité,…). C’est pourquoi certains sont anorexiques.

La mise en acte : pour se protéger de la réflexion, l’adolescent va se lancer dans l’action. On aura ainsi des adolescents hyper actifs. Cela est dû au fait qu’ils veulent éviter de se retrouver seuls avec eux-mêmes. Ainsi, ils conduisent vite, font beaucoup de sport, aiment les sensations fortes,…

Le clivage : c’est le passage d’un état d’âme à un autre de façon brutale. Ex : quand on est très heureux puis très triste.

L’adolescent va réinvestir l’amour qu’il portait vis-à-vis des objets de son enfance vers d’autres personnes ; c’est l’époque des très grandes amitiés. Il retourne aussi l’amour qu’il portait à ses parents vers lui-même ; c’est une forme de narcissisme. Il va aussi chercher une identité sexuelle (attirance vers l’autre sexe ou homosexualité). On aussi l’idéal du « moi » ; c’est ce qu’on aimerait être. Il se nourrit d’autres images que celle des parents (les stars, les amis qui ont un fort charisme,…).

Il y a un renouvellement des projets parfois en opposition avec celle des parents. Quelque part, il y a une identification au parent qui est très forte.

Françoise Dolto, une psychanalyste, disciple de Freud, compare l’adolescent au homard qui quitte une enveloppe pour en acquérir une autre ; d’où sa grande fragilité.

P. G. Coslin, un psychologue français, a cherché à comprendre comment les adolescents se représentaient les drogues. Cinq critères psychologiques semblent pousser à la consommation :

- le manque de soutien familial : l’adolescent a besoin de sa famille.
- l’angoisse devant la vie : l’adolescent n’a rien construit, il a quitté les bord de l’enfance. Plus il vieilli, plus l’angoisse augmente.
- une personnalité faible : choix négatif dû à la faiblesse.
- la révolte contre les adultes
- le snobisme : se singulariser par rapport aux autres, être fier d’être déviant.

L’adolescent a conscience du risque de la consommation de la drogue. En effet, il y a une relative lucidité chez les jeunes.

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Les motivations Les vertus prêtées à la drogue Les désavantages

- l’oubli du monde quotidien ; on fume pour se « divertir » (divertir : se détourner de. Cf. Pascal)

- diminuer l’anxiété, rechercher des expériences nouvelles

- l’imitation

- la confiance en soi (en consommant de la drogue, on se donne une image)
- accroître les capacités physiques ; le lymphatisme (être mou) permet à l’adolescent de se défendre de tous les bouleversements qui se passent dans son corps.

- faciliter le contact avec autrui

- apporter l’extase
- la dépendance psychologique est présente dans toutes les drogues.

- la détérioration mentale

- l’empoisonnement progressif

- la dépendance aux autres

Les jeunes ont généralement conscience que se droguer est un choix négatif pour compenser un manque. L’adolescent se sent invulnérable, c’est ce qui explique certaine conduite à risque ; la consommation de drogues et les suicides. A l’adolescence, la vision de la mort semble lointaine. L’adolescent est fasciné par la mort.

Le développement intellectuel de l’adolescent :

A l’adolescence, il y a apparition des raisonnements logiques. Ex : le raisonnement hypothéticodéductif. On pose une hypothèse et on déduit. Ex : si Jean est plus grand que Pierre et si Pierre est plus grand que Marie, alors Jean est plus grand que Marie. Il y a une stimulation des conduites d’investigations, l’exploration de nouveaux univers, la recherche de preuves,…

L’adolescent a aussi une capacité de création dans l’expression écrite (poésie, texte argumentatif, dissertation,…), ses secteurs d’intérêts s’élargissent, il a des préoccupations morales, politiques, philosophiques ; c’est l’acquisition de la pensée formelle. Tout individu n’accède pas à cette pensée ; cela peut expliquer certains échecs scolaires.

Le fait de considérer l’adolescent comme un être appart est un phénomène récent car avant, les enfants travaillaient très tôt. Selon Philippe Ariès, l’adolescence et la jeunesse sont une invention bourgeoise car l’enfant est héritier. Cette préoccupation pour l’adolescence et la jeunesse vont s’accroître et notamment dans certains régime. Ex : le régime de Vichy. Cela va continuer dans les années 50 où il y a une explosion démographique.
La massification de l’enseignement commence à partir de 1960. Il y a un rallongement de la jeunesse avec une division de cette dernière (adolescence, préadolescence) et avec l’entrée tardive dans la vie active. Le parcourt scolaire va s’homogénéiser et une grosse majorité de jeunes vont faire des études.

Dans la perception du jeune il y a un malaise car il est soumis à des contradictions, il est tiraillé. Il a du mal à se situer face à l’autorité ; il est tiraillé entre des valeurs contradictoires (valeurs morales, sociales, valeurs de la société de consommation, rivalité, concurrence, individualisme,…).Ces contradictions de valeurs aboutissent à une certaine désillusion, amorcée dans les années 60 par la révolte (mai 1968)
De nos jours, il y a un retour d’intégration, un repli sur des valeurs de la famille et le travail. Les statuts sont différents selon les classes sociales. Pour Bourdieu, « il n’ y a pas de jeunesse » ; ce qui détermine l’individu, c’est d’avantage sa classe sociale que son âge. Dans les milieux les plus défavorisés, il y a une forme de désespérance ; on adhère plus au système scolaire. Dans le milieu bourgeois, il y a un retour dans les investissements politiques
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