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 L ENFANT

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martine



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MessageSujet: L ENFANT   Jeu 28 Sep - 10:24

L’ENFANCE :

L’enfance commence par une sorte de traumatisme à la naissance car il y a un changement brutal d’un milieu à un autre sans moyen de s’adapter.

Le développement intellectuel de l’enfant va être lié à son développement moteur. Le nourrisson ne peut se déplacer ; son exploration du monde va donc être très restreinte et son évolution intellectuelle va dépendre de son milieu et de stimulations affectives.

Jean Piaget (1896-1980), un psychologue suisse, a changé le regard qu’on avait sur l’enfant. Il a dit que chaque étape ne doit pas se rapporter à un âge précis, ce qui l’intéresse, c’est voir l’intelligence en puissance. Il s’intéresse à l’aspect cognitif et parle plutôt de fonction que d’étapes.

1. la fonction sensori-motrice (de 0 à 18mois) :

Le nourrisson pense à travers des images qu’il voit. Pour lui, quand l’objet est absent, il n’existe plus ; il ne peut avoir des représentations que quand l’objet est là. Le nourrisson se vit aussi comme en symbiose avec sa mère. Il n’a pas de conscience de soi. Sur un plan physique et moteur, il va doubler sa taille en un an.

Entre 0 et 3 mois : il a des mouvements réflexes. Il n’a pas conscience que ses membres lui appartiennent.

Vers 2-3mois : il se sert de son corps, il est capable de tenir des objets et il les met à sa bouche. La bouche est l’organe le plus développé chez le nourrisson, plus que les mains. A cet âge là, il commence à jouer avec ses mains et ses vêtements. De plus, il commence à sourire.

Vers 3-4 mois : il est attentif aux visages ; il va gazouiller et moduler ses pleurs en fonction de ses besoins.

Vers 6-8 mois : il est capable de s’asseoir seul, il contrôle mieux ses mains et il chantonne à la vue de son image. Il coordonne ses gestes pour prendre un objet. Il capable de satisfaire un objectif ; c’est le seuil de l’intelligence.

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Vers 9-12 mois : il maîtrise la marche, il peut même ouvrir une porte et découvrir un objet que sa mère a caché. Il acquiert la permanence de l’objet même quand il ne le voit pas ; c’est le début de la mémoire.

La mémoire est une continuité de la conscience. Il commence à établir des liens entre les mots et les images ; il commence à prononcer les premiers mots et à identifier les parties de son corps.

Dans cette fonction, l’univers du nourrisson se structure. De grandes catégories se mettent en place pour lui (l’espace, le temps, la causalité,…). Il en a une connaissance pratique et empirique (liée à l’expérience).

Vers 18-24 mois : il y a un stade intermédiaire. Il y a une révolution dans l’esprit de l’enfant, une décentralisation. L’enfant comprend qu’il est une personne parmi les autres. Il va commencer à interpréter le monde en imitant les bruits, les personnes,…

2. La fonction symbolique, pensée prélogique ou préopératoire (de 2 à 7 ans) :

L’enfant se met à jouer et par son jeu, il va se représenter le monde ; dans le jeu, l’enfant modifie la réalité. Le jeu a une fonction de carthasis (=purification par l’extériorisation). Il y a un progrès dans l’action car l’enfant va pouvoir reproduire l’action. Un enfant de 4-5ans est capable d’aller tout seul jusqu’à son école mais il ne peut pas faire le plan du trajet ; il a une mémoire corporel et non intellectuelle.

• Le dessin :

Le dessin révèle comment l’enfant voit le monde. Avant 3 ans, c’est le réalisme fortuit (par hasard). L’enfant commence à dessiner puis il interprète son gribouillage.

Vers 3-4 ans, c’est le réalisme manqué. L’enfant essayer de faire le réel mais ce n’est pas le cas ; es éléments du dessin sont juxtaposés mais non coordonnés.

Vers 4-8 ans, c’est le réalisme intellectuel. Le dessin représente bien la réalité mais il n’y a pas de perspective. Tout est vu sur le même plan. Ex : un homme dessiné sur le profil aura deux yeux.

Vers 8-9 ans, c’est le réalisme visuel. La perspective est respectée, le dessin tient compte des proportions de l’objet.

Vers 9-10 ans, l’enfant anticipe le dessin. S’il y a une bouteille inclinée, il arrive à dessiner le niveau de l’eau.

• Le langage :

Les premières émissions de son sont appelées, les lallations. Elles ont lieu vers 6-10 mois. Dans toutes les cultures, les enfants émettent le même son. Vers 11-12 mois, il y a l’apparition des phonèmes. Chaque phonème exprime des émotions différentes.

A la fin de la deuxième année, l’enfant dit des phrases à deux mots. Il parle souvent de lui à la troisième personne, il y a peu de structure grammaticale et son vocabulaire riche va dépendre du milieu dans lequel il vit. De là va aussi dépendre la pensée. L’apprentissage du langage varie d’un enfant à l’autre. Le milieu familial pèse plus que le milieu scolaire dans cet apprentissage.

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3. La fonction des opérations concrètes (de 7 à 11 ans) :

Avant ce stade, l’enfant agissait directement sur le réel. L’opération, c’est reconstituer sur le plan mental ce qui a déjà été acquit en action. Ex : là, l’enfant est capable de réaliser l’action qu’il fait pour aller jusqu’à son école sur un plan. L’enfant peut faire abstraction de son corps pour mettre les choses à distance. Il va pouvoir commencer à compter tout court (sans utiliser les bonbons,…). Il va aussi acquérir un vocabulaire de plus en plus abstrait.

Vers 7-8 ans, il se représente les actions de manière cohérente et réversible. Il est capable de faire des groupes logiques avec des ensemble cohérents. Il y a apparition des règles dans le jeu (la marelle, les billes,…). L’enfant est capable d’un montage technique, ses préoccupations sont de plus en plus larges.

4. La pensée formelle, stade de la préadolescence :

De 11 à 15 ans, l’enfant est capable d’abstraction ; il est capable d’apprendre des théories. Il se dégage du concret et envisage le réel de différentes manières. Il y a là un certain idéalisme.

Le développement affectif de l’enfant :

C’est une autonomisation progressive. Au départ, l’enfant ne forme qu’un avec sa mère. Il se développe lorsqu’il intègre que c’est un être séparable des autres. La socialisation est une étape importante de son développement. Plus l’enfant évolue, plus son univers affectif va s’enrichir. Henri Vallon (1859-1962), un médecin, psychologue, philosophe a dit, sur le développement affectif de l’enfant :

A trois mois l’enfant fait des liens entre les désirs et les circonstances extérieurs. Ex : quand il pleur, on s’occupe de lui. Il développe le sourire social qui est un sourire intentionnel.

A 6 mois, les émotions s’enrichissent, il y a une gamme plus riche d’émotions.

Vers 2 ans, l’enfant semble se confronter avec les personnes de son entourage mais en même temps, il va être amené à jouer plusieurs rôles.

Vers 18 mois, c’est la reconnaissance de soi dans le miroir.

Vers 4 ans, il est attentif à ses attitudes et à son apparence, il est soucieux de sa beauté. En même temps, le regard de l’autre commence à la gêner. Son monde se met en place, son univers se structure. Il a besoin d’imiter des models. Il peut aussi à ce moment là se présenter une rivalité avec le model adulte.

Vers 6 ans, il rentre à l’école primaire ; il est donc dans un univers moins maternant. L’enfant entretien avec son maître une relation qui n’est pas que affectif. C’est aussi l’époque où l’enfant acquiert le sens de la réciprocité.

Vers 7-8 ans, il y a une sorte de morale infantile. Il comprend un peu la notion de justice même quand cela ne revient pas à son avantage. Il y a une sorte de réelle autonomie. L’enfant se reconnaît comme une personne et n peut commencer à le responsabiliser.

A 9ans, il y a une capacité d’autonomie sans que cela ne soit destructeur pour l’enfant. A. Gesell dit que la force du moi est suffisante pour que l’enfant soit capable de se situer et de se positionner dans un groupe.

Vers 10-12 ans, ses comportements sont organisés, cohérents, réfléchis. Il a envi d’être grand mais il a peur de ne pas être à la hauteur.

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L’approche freudienne de l’enfant (l’approche psychanalytique) :

Sigmund Freud est le premier à avoir perlé d’une sexualité infantile. Cette sexualité n’est pas principalement centrée sur les organes génitaux mais passe aussi par plusieurs stades.

Dès sa naissance, l’enfant est à la recherche de son propre plais ; c’est la libido.

• Le stade oral ou buccal : de 0 à 2 ans :

La bouche est l’organe le plus développer et le plus sensible chez l’enfant. Le premier contact avec le monde extérieur, c’est la nourriture. L’enfant se nourrit pour vivre mais pour percevoir aussi le monde ; notamment pour sentir l’odeur de sa mère.

L’enfant entretien une relation symbiotique avec sa mère. Il ne fait pas de distinction entre ce qui est lui et ce qui ne l’est pas ; c’est la période pré-objectale (objet signifié « jeté devant »). L’enfant va progressivement se connaître et donc savoir que c’est un être séparable des autres.

Dans le rapport au sein, il satisfait un besoin mais aussi une demande d’amour. Ex : quand l’enfant est rassasié, il continu néanmoins à trouver du plaisir dans la succion (tétine, pouce,…).

Il va progressivement se séparer de sa mère et reporter cette affection qu’il a avec sa mère sur un objet transitionnel (le doudou) qui sera toujours présent. (cf. : Winnicott). Il faut laisser l’enfant choisir son doudou et non pas le lui imposer. L’objet transitionnel permet à l’enfant de supporter l’absence de sa mère. Il y a toujours là la présence de la succion.

• Le stade annal : 2-3 ans :

L’enfant commence à avoir une maîtrise des sphincters et il va éprouver un certain plaisir à faire ses besoins et à se retenir. L’enfant produit quelque chose et il enregistre la réaction de ses parents quand il réussit à maîtriser ses sphincters ; c’est pourquoi il est fier de montrer son pot.

• Le stade phallique : 3-5 ans :

Le phallus est l’organe sexuel masculin et tout ce qui le symbolise : la force, le pouvoir, la puissance.

Le stade phallique est la période du complexe d’Œdipe. L’enfant s’ouvre de plus en plus et notamment vers le père qui joue le rôle de l’autorité, de celui qui sépare la fusion qu’il y a entre l’enfant et sa mère. Le père va aussi symboliser les intérêts moraux et sociaux et va favoriser la formation du « surmoi ».

Le père permet à l’enfant d’abandonner le fantasme de la toute puissance en admettant la frustration. A cette période, les pulsions vont s’organiser autour de l’organe sexuel masculin. L’enfant ne reconnaît que le phallus. Pour lui, il n’y a que ceux qui l’ont et ceux qui ne l’ont pas.

Freud parle de l’envi du pénis, c’est-à-dire l’envi d’avoir un pénis. Avoir un pénis, c’est être complet, puissant, intègre et ne pas en avoir, c’est être amputé.
Le complexe d’Œdipe commence vers l’âge de 3 ans. C’est attachement exclusif de l’enfant vers le parent du sexe opposé. Il y aura donc rivalité avec l’autre parent :
- le garçon se pose en rivale de son père.
- La fille se pose en rivale de sa mère.

C’est en intégrant l’interdit de l’inceste que l’enfant va dépasser le complexe d’Œdipe ; il va mettre fin au scénario fantasmatique. C’est père qui rappel cet interdit.

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Pendant ce stade, le petit garçon qui a une sœur ou une copine, pense que la fille a été castrée car elle a transgressée le complexe d’Œdipe. La fille, elle, ressent la privation du phallus et elle sent qu’elle doit compenser un préjudice ; c’est une sorte de blessure narcissique.

Le complexe d’Oedipe est l’un des plus dure à surmonter, c’est un nœud de névrose. Certains enfants ne renoncent pas au fantasme de la toute puissance, il le refoule et cela revient sous forme de pathologie.

En renonçant à une sexualité incestueuse, l’enfant accepte l’autorité de la loi sociale. Quand le père est absent, il y a « forclusion » (terme de Lacan). Il y a un dénie de la loi et cela peut aboutir à des conduites psychotiques ; l’inconscient est tellement malade qu’il affecte notre réalité.

Quand le père est tyrannique, on a un père castrateur. Dans ce cas là, l’individu ressent une forte culpabilité pour tout ce qui est lié au plaisir.

L’enfant s’est structuré affectivement mais il a besoin d’un univers sécurisant et tolérant. Il faut favoriser l’expression dans l’univers familial.

• La période de latence : après 5 ans :

L’enfant est moins centré sur sa sexualité et il va s’intéresser au monde extérieur ; il va apprendre. Sa sexualité est en sommeil et elle va revenir au stade de la préadolescence.

Le choix du conjoint peut être déterminé par le complexe d’Œdipe.

Pour Freud, l’enfant est un pervers polymorphe, c’est-à-dire qu’il a plusieurs forme. Les éléments qui montrent qu’il y a une sexualité chez l’enfant sont :

- l’érection
- la masturbation
- l’attachement au parent du sexe opposé et la rivalité avec le parent du même sexe.

On parle plus de sensualité que de sexualité car la sensualité fait appel à tout les sens.

• Vers 6-8 ans :

L’enfant a déjà refoulé cette première étape de la sexualité car son « surmoi » s’est déjà développé.

La femme est vue comme un être incomplet mais cet avis de Freud est un peu daté.

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